CRÉATION 2009

 

PRÉSENTATION

A.L.i.C.E est un voyage d’apprentissage à travers les images et les âges ; une plongée dans l’univers de Lewis Carroll, inventeur d’histoires à dormir debout, mathématicien bègue, logicien sans peine et pionnier de la photographie. A travers Alice et sa traversée
du miroir, c’est un renversement des sens et des situations qui est proposé. Après Gertrude Stein et John Cage, nous revenons à un précurseur des bouleversements de la langue anglaise qui s’accompagne d’une révolution des images et de la logique. Dans un dispositif visuel et sonore interactif, trois Alice(s) vont traverser l’Angleterre du XIXème siècle jusqu’au monde d’aujourd’hui. Au pays du non-sense, des bonnes manières et du mauvais goût, entre Shakespeare et les Beatles, punks et Lords, petits pois et puddings, c’est une grande partie d’échecs initiatique qui se joue en deux langues, à l’envers et à l’endroit, entre rêve et réalité.

 


NOTE D’INTENTION

Après avoir joué avec la langue répétitive de Gertrude Stein et celle musicale de John Cage, je me tourne vers leur précurseur : Lewis Carroll qui commença à inventer sa propre langue et ses fameux mots-valise, un siècle plus tôt. Le monde de Carroll résonne fortement depuis mes premiers voyages en Angleterre, à l’adolescence, où je ne comprenais pas encore un mot à la langue anglaise et peu de choses au spectacle qui s’offrait à moi, entre mariage royal et match de cricket, non loin d’Oxford. Depuis plusieurs années, je visite fréquemment l’univers Carrollien, mais c’est aujourd’hui, après un workshop/spectacle avec de futurs ingénieurs autour de la notion d’émergence, que j’imagine un spectacle où la dimension scientifique rejoint celle fantastique et picturale de son œuvre.
A.L.i.C.E est une pièce qui part de l’autre côté du miroir à la rencontre d’Alice et de l’Absurde, mais aussi de Lewis et de la Logique. Nous laissons de côté le Pays des Merveilles, déjà très visité, pour nous intéresser à sa suite, Through the Looking Glass and what Alice found there, moins touristique et peut-être plus propice à une scène. La présentation de l’œuvre, comme une partie d’échecs, la décompose d’emblée comme une suite de séquences. C’est une proposition d’espace et de mouvements avec laquelle nous avons joué. Ce texte dévoile clairement le goût de l’auteur pour les mathématiques et la logique et résonne encore aujourd’hui avec les théories contemporaines de l’évolution. Nous effectuons ainsi, des allers-retours entre cette étrange narration, imprégnée de Shakespeare et Cervantès et l’auteur lui-même qui improvise, en ramant dans une barque, pour des jeunes filles, une histoire qui semble à des années lumières du personnage d’assistant-professeur qu’il incarne à Oxford, terne et bègue. Nous avons développé le rapport aux images, qu’entretenait intimement Carroll avec les moyens de son époque, le dessin, les débuts de la photographie et les prémices du cinéma, en les transposant avec les outils de traitement d’images et de sons d’aujourd’hui.
Pour mener une enquête sur le sens et le non-sens, sur l’endroit et l’envers, le réel et le virtuel, Alice se retrouve tantôt en position d’enquêtrice, tantôt cobaye, tantôt protagoniste et ainsi se construit et grandit. Les trois actrices se partagent tous les rôles et figures qui se construisent avec masques, couronnes, dessins, caméras et autres miroirs pour un voyage d’apprentissage en anglais et en français au pays du langage et des signes.
Un voyage initiatique de l’enfance à l’âge adulte, à travers les paradoxes du sens et de cette île Britannique qui voit cohabiter Shakespeare et les Sex Pistols, Reines et Punks, thé au lait et corned-beef, en blanc et rouge.

 


CALENDRIER DES REPRÉSENTATIONS

. du 3 au 6 mars 2009 à L’Aire Libre à Saint-Jacques de la Lande (35)
. du 28 au 31 mars 2009 au Théâtre Athénor à Saint-Nazaire
. du 28 au 30 avril 2009 au Théâtre de la Renaissance à Oulins
. du 20 au 23 octobre 2009 au Théâtre Dijon-Bourgogne

. le 6 novembre 2009 au Lieu Unique à Nantes avec Athénor
. du 18 au 26 novembre 2009 au Théâtre National de Chaillot
. les 20 et 21 mars 2011 au Trio…s à Inzinzac -Lochrist (56) avec le CDDB-Théâtre de Lorient

. le 8 avril 2011 à Théâtre en Dracénie à Draguignan
. du 11 au 13 avril 2011 à Massalia, à la Friche Belle de mai à Marseille

 


VIDÉO

Voir la bande annonce du spectacle.

 


TÉLÉCHARGEMENT

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GÉNÉRIQUE

Ecriture, images et mise en scène Benoît Bradel
d’après Through the Looking-Glass and what Alice found there
et autres inventions, dessins et photographies de Lewis Carroll

Avec Fanny Catel, Julie Moreau, Ese Brume et Lamya Régragui en alternance
guitare préparée et objets musicaux Thomas Fernier
espace Benoît Bradel et Orazio Trotta
lumière Orazio Trotta
dramaturgie Pauline Thimonnier
costumes Alice Duchange
peinture et accessoires Tomasz Zarachowicz
régie Fabrice Le Fur, Guillaume Fesneau, Marion Puccio
collaboration vidéo Victor Egéa
collaboration scientifique Guillaume Beslon
collaboration musicale Sébastien Martel
chargée de production Veronica Gomez

Une coproduction Zabraka / L’Aire Libre - Saint-Jacques-de-la-Lande / CDN Dijon-Bourgogne / Théâtre National de Chaillot
avec l’aide à la production de la DRAC Bretagne, l’aide à la création du Centre national du Théâtre, la participation artistique du Jeune Théâtre National, la participation du Théâtre National de Bretagne, le soutien de l’IXXI, Institut des Systèmes Complexes Rhône-Alpes, du Théâtre Athénor à Saint-Nazaire et Nantes, du Théâtre de la Renaissance à Oullins, et de la Ménagerie de Verre dans le cadre des Studiolab… Remerciements au Théâtre de l’Aquarium et au Cdn de Limoges Construction des éléments : Proscenium